lundi 22 août 2016

Le Noir est ma couleur tome 1



Titre : Le Noir est ma couleur tome 1 : Le Pari

Auteur : Olivier Gay


Edition : Rageot
Pages : 320
Paru le : 4 Juin 2014


Cette série m'a intriguée par son titre, une histoire de couleurs, c'est pas banal tout de même. Elle raconte l'histoire de Manon, élève de seconde au lycée Pasteur à Paris qui est une Mage, tout comme ses parents, son frère, sa sœur et toute la communauté qui vit à Paris et ailleurs. Manon est capable de voir le Spectre de couleurs (c'est-à-dire la décomposition de la lumière blanche) et se plonger dans une des couleurs afin d'y puiser pouvoir et capacités. Elle mène une vie plutôt tranquille de bonne élève jusqu'au jour où un Mage Noir (pratiquant la magie noire donc) s'en prend à elle à plusieurs reprises afin de la capturer. Manon réussit à lui échapper en grande partie grâce à Alexandre, un garçon de 16 ans tout ce qu'il y a de plus normal, mise à part que c'est un gougea, un vantard, un dragueur invétéré et un délinquant de bas étage et qu'il se retrouve dans ces altercations plutôt par hasard. Tout ceci va relier Alexandre et Manon, ce qui est interdit par la communauté de Mages.

Le point fort de ce livre c'est bien sûr son originalité. J'ai adoré ce système de magie basée sur les couleurs du Spectre, ça donne un côté scientifique duquel découlerai la magie. A chaque couleur correspond un domaine et des capacités en découlant, par exemple le Bleu correspond au vent, ce qui permet aux Mages de créer une tornade. 
Les chapitres se succèdent en alternant de point de vue : on passe de Manon à Alexandre, puis d'Alexandre à Manon etc. C'est quelque chose d'agréable et d'intéressant, puisque qu'on vit certains moments par l'intermédiaire de Manon puis par celui d'Alexandre, ce qui change de manière de voir les choses.
L'écriture est fluide et facile à lire, même si j'ai regretté un langage un peu trop vulgaire à mon goût, ce qui est devenu pénible au bout d'un moment. Par exemple, Alexandre répétait sans arrêt "Bordel" dès qu'il voyait de la magie. Bon d'accord c'est vrai que ça peut paraître invraisemblable mais au bout d'un moment c'est pénible.
Il y a quand même de l'humour dans ce livre, qui m'a sourire et rire plusieurs fois. Alexandre est vulgaire mais très drôle parfois.
Le personnage de Manon est vraiment sympa et crédible. Je me suis un peu reconnue en elle. Elle n'est pas badass ni hyper courageuse ni experte en magie ni une sorte d'élue, elle est "banale" (si on considère qu'être une Mage c'est banal...) et n'est pas forte partout (elle a du mal à maîtriser le Violet par exemple).
Autre chose de regrettable : la prévisibilité. L'auteur suit un schéma type du roman pour adolescent et ça s'en ressens et enlève un peu de plaisir à lire. De plus le titre en révèle aussi beaucoup, ce qui est vraiment dommage et aurait pu être évité.

En conclusion, ce premier tome du Noir est ma couleur est une histoire sympa à lire et j'ai envie de savoir la suite pour l'originalité du scénario. Cependant ce dernier est trop prévisible à mon goût et s'inscrit dans un schéma vu et revu.

"(Manon)
- Je vais faire plus simple. Tu as vu de la lumière, pas vrai?
- Ouais.
- Et bien nous - les Mages, si tu préfère -, nous voyons un Spectre à la place.
Il me dévisage comme si j'étais folle. Je pouvais le comprendre. Si je n'avais pas été dans le secret, j'aurais trouvé ces mots complètements ridicules.
- Un Spectre? répéta-t-il, incrédule. Tu veux dire un fantôme?
- Non, un Spectre lumineux. Un Spectre chromatique. Une ribambelle de couleurs.
Il se balança sur sa chaise, le sourire aux lèvres.
- Ah, ouais. Un arc-en-ciel, quoi.
- Non, un Spectre.
- Ouais, mais c'est comme un arc-en-ciel.
- Un Spectre, insistai-je.
- Comme dans les Bisounours.
- Un Spectre! grondai-je."

"(Alexandre) Moi ? Craindre un avorton comme celui-là ? J'ai vu le film 300 en streaming le week-end dernier et je me sens comme un Spartiate, né pour le combat."



Notes : 
Le Noir est ma couleur est une série composée de 5 livres pour l'instant, tous publiés chez Rageot.
Ce roman a remporté le Prix des Chimères 2015.

vendredi 19 août 2016

Six of Crows tome 1



Titre : Six of Crows tome 1 : Six of Crows


Auteur : Leigh Bardugo


Edition : Milan collection Page/Turner
Pages : 559
Paru le : 25 Mai 2016


Ce livre est une bombe. Littéralement. 
Six of Crows c'est l'histoire d'un groupe improbable, de bandits attachants, de violence, d'argent, d'amour, d'aventure... 
C'est l'histoire de Kaz Brekker, d'Inej, de Nina, de Matthias, de Jesper et de Wylan. Cette bande insolite et pourtant menaçante que j'ai adoré. L'auteur plonge ces personnages dans un bout de monde inventé, fait de deux bouts de terre séparés par la mer se faisant face, avec dans cette mer une petite île nommée Kerch. Sur cette île se trouve une ville appelée Ketterdam où se trouve nos personnages. C'est une ville où se côtoient les mercuriens, riches marchands, et les bas fonds de la ville infestés de bandes de malfrats. Un mercurien propose à Kaz Brekker, un des malfrats les plus craints de la ville, un contrat : s'introduire dans la prison la plus sécurisée qui existe afin d'en faire sortir un homme d'une grande importance, puisqu'il est l'inventeur et le seul à connaître la recette du jurda parem. Le jurda parem est une drogue permettant au Grishas (des êtres dotés de pouvoirs extraordinaires) d'accomplir des miracles, au prix d'une dépendance insoutenable. En échange de la livraison de ce "colis", les six malfrats se verront remettre 4 millions kruge, la monnaie officielle. La possibilité de rembourser leur différentes dettes poussent ces jeunes gens à accomplir l'impossible, au risque de ne pas en ressortir vivant. 

On suit donc ces personnages dans leur quête, découvrant leur monde et ses coutumes petit à petit. L'action est au rendez-vous, et plutôt deux fois qu'une ! Les trois quarts du livres sont sur leur introduction dans cette prison.
 L'auteur fait aussi passer des messages sur la condition humaine, l'esclavage, la prostitution, l'humanité, mais c'est subtil et juste assez pour qu'on en ai conscience sans que ça ne devienne le sujet principal du récit.

Le point fort de ce livre c'est les personnages. L'auteur a su leur influer un caractère propre à chacun, un comportement singulier et un langage personnel. Rien ne pourrait les confondre. Tout au long du livre, on en apprend plus sur eux grâce aux flashs back et aux petites révélations que l'auteur dissémine un peu partout, et on VEUT en savoir plus. Elle attise notre curiosité, nous amène à lire toujours plus de pages et à apprécier, que dis-je, à aimer ces six personnes comme si l'on faisait parti de leur groupe.
J'ai adoré tous les personnages, même si je dois avouer que celui de Kaz est plus intriguant que les autres.

Ce livre est aussi sombre et violent, et donc à ne pas mettre entre les mains de n'importe qui. Il est aussi un peu complexe puisqu'il faut assimiler tout un monde et une langue (plutôt DES langues) pour profiter pleinement du récit. Les cartes au début du livre, les fiches personnages et les descriptions des différents types de Grishas aident grandement, même si j'aurais souhaité que ces dernières soient plus approfondies. 
Je n'aime pas lorsque les personnages sont dessinés dans les livres, mais là les illustrations sont tellement belles et correspondent tellement bien (à part pour Matthias) que ça ne m'a pas dérangé du tout et je les ai même regardées plusieurs fois pendant ma lecture ! 

En conclusion, ce livre est génialissime et est désormais dans mes coups de coeur. Une bombe, tout simplement.


"Kaz Brekker se laissait porter par ses humeurs. Voilà ce qui se disait dans les rues de Ketterdam, dans les tavernes et les bistrots, dans les ruelles sombres du quartier chaud connu sous le nom de Barrel. Le gosse qu'on appelait Dirtyhands, "mains sales", n'avait besoin d'aucun prétexte, et encore moins de permission, pour casser une jambe, briser une alliance, ou ruiner un homme en retournant une carte."


Notes :
L'auteur explique que la langue utilisée est de l'hollandais (ou dévie de l'hollandais). 
Un second tome est à paraître en octobre en anglais et sûrement l'année prochaine en français.

Cité 19 tome 1



Titre : Cité 19 tome 1 : Ville noire

Auteur : Stéphane Michaka

Edition : Pocket Jeunesse
Pages : 349
Paru le : 15 Octobre 2015

Cité 19 nous plonge dans le Paris du XIXe siècle à travers le personnage de Faustine, une jeune fille de 17 ans de notre temps qui se retrouve à son insu transportée 150 ans en arrière. La bas, Faustine se déguise en garçon afin de mieux pouvoir se déplacer à sa guise et de pouvoir accomplir ses buts : chercher son père dont elle est certaine qu'il l'ai précédée ici et découvrir l'auteur des crimes sanguinaires qui se déroulent dans Paris. 
Cité 19 est un roman surprenant, mêlant les genres avec brio. 
L'intrigue est rudement bien menée et ficelée, tant et si bien que l'auteur nous emmène là où il le souhaite, quand il le souhaite sans que l'on se doute de quelques chose !
Le livre est bourré de mystères qu'on espère pouvoir réussir à élucider ce qui créer un véritable phénomène de page turner. Je n'ai pas réussis à m'arrêter ! 
Au niveau des événements, on pourrai découper le roman en trois partie, et les deux dernières sont celles que j'ai le plus apprécié. 
L'histoire est assez complexe mais comme dit plus haut, tellement bien maîtrisée que ça n'en est que plaisant. 
On se pose sans cesse des questions, je me demandais souvent "hum, quel rôle se personnage va-t-il jouer..." etc. J'ai réussis à deviner certains points, mais c'est là que se situe le talent (le génie ?) de l'auteur : c'est que tout est fait exprès. J'ai deviné car il a laissé des indices intentionnellement plus ou moins important pour que le lecteur prenne plaisir à chercher et parfois à trouver, même si'il ne trouve pas tout c'est certain ! 
De plus, le Paris du Second Empire est magnifiquement décrit et mit en scène. On s'y croirait, comme si l'on était à la place de Faustine, alors que l'histoire est écrite à la troisième personne du singulier. On frissonne et cherche des réponses, comme elle. 
En parlant de ça, les personnages. Il y en a pas mal c'est vrai, mais ce n'est pas impossible à suivre ni même difficile car chaque personnage est doté d'un caractère propre, d'un comportement physique et linguistique propre qui permet de les différencier dans notre tête et de ne pas les mélanger. 

Le petit point noir que je pourrai adresser à ce livre est son début qui m'a semblé un peu long à démarrer, et le personnage de la mère de Faustine que j'ai trouvé classique et très prévisible (notamment envers sa fille). 

En conclusion, Cité 19 est un super livre de la littérature Young Adult écrit par un auteur français (en plus !) qui a su me convaincre et me séduire. C'est un des romans que l'on a envie de relire tout de suite après l'avoir terminé pour comprendre de nouvelles choses qui nous avaient échappé.  

« Dans ce Paris-là, où les femmes étaient cantonnées dans un atelier sous les ordres d’un contremaître, ou dans un logis sous l’autorité d’un mari, Faustine ne voulait même pas être une fille.
Pour retrouver son père, elle devait garder sa liberté de mouvement. Car dans cette cité où s’envolaient toutes ses certitudes, il lui en restait une à laquelle elle se cramponnait : son père l’avait précédée ici. »


Notes : 
Cité 19 possède une suite nommée Zone Blanche sortie en Mars 2016.
Cité 19 est une duologie (composée de deux tomes).
Stéphane Michaka est un auteur français.

Sixtine tome 1



Titre : Sixtine tome 1

Auteur : Caroline Vermalle

Edition : Hachette collection Black Moon
Pages : 350
Paru le : 1er Novembre 2013


L'histoire se déroule sur fond de révolution égyptienne au Caire, où en plus des tensions politiques, le musée égyptien vient d'être pillé. La tension règne donc, et est amplifiée lorsqu'on découvre deux corps dans une chambre apparemment scellée et jusque là inconnue de la pyramide Keops sur le site de Gizeh. Tous les yeux se braquent alors sur ces deux personnes qui ont été emmurées, et on découvre que l'une d'elle est encore en vie ! Il s'agit de Jessica Pryce retrouvée vivante et de son défunt mari Seth, un jeune couple riche dont le mariage tout récent à fait la une des tabloïds. Jessica qui était une belle jeune femme blonde aux formes généreuses n'est plu que l'ombre d'elle-même : squelettique, les cheveux tirant sur le gris/blanc et sans souvenir depuis son mariage. 
Une question se pose alors : comment ce couple a-t-il pu atterrir dans une chambre de pyramide scellée depuis des milliers d'années ? Qui les a emmené là ? Et pourquoi ? Un enquête commence alors, que Jessica, qui souhaite désormais se faire appeler Sixtine, est bien décidée à mener jusqu'au bout, même si on lui met des bâtons dans les roues...

L'intrigue est très intéressante puisqu'elle mêle plusieurs sujets que sont l'enquête policière, la mythologie égyptienne, la politique internationale, le monde de l'archéologie et des faussaires... bref, c'est très riche et très bien mené. J'ai adoré découvrir ce monde d'archéologue si secret et celui des faussaire si bien gardé, ainsi que les mythes et croyances de l'Egypte antique qui m'ont toujours fasciné. 
Les machinations et les complots sont au rendez-vous, et ce thriller palpitant vous embarque avec lui. Vous n'avez que d'autre choix que de le lire. 
Cependant, le petit défaut que je mettrais à l'intrigue est qu'elle est presque trop complexe. Je m'explique : on ne voit vraiment rien venir. Je n'ai absolument rien pu deviner, car il n'y avait aucun indice. On est dans le flou total, on se laisse guider. Si vous êtes comme moi et que vous aimez réfléchir à l'intrigue et aimer découvrir certains points par vous même c'est assez frustrant. Si on veut y parvenir, il faut vraiment assimiler toutes les différentes dates, lieux et personnages, ce qui n'est pas facilité par les flashs back. Il faut surtout se souvenir de ce qui a été dit avant, tout au long du livre car peu de choses sont répétées, et avec une intrigue aussi complexe et un nombre de personnages aussi important j'avoue que je me suis laissée submerger.

A côté de ça, les personnages sont assez construits et approfondis, certains plus que d'autres. Il y en a un nombre important dès le début, ce qui peut décourager puisqu'il faut retenir les noms (qui se ressemblent un peu en plus j'ai trouvé...) et les dates auxquelles on se trouve. 
J'ai bien aimé le personnage de Sixtine, qui est assez différent de celui de Jessica (la même personne mais avant la pyramide) même si il fait un peu trop faux parfois, comme celui de Thaddeus (le meilleur ami de Seth) qui appuie trop sur le mystère. Il y a des moments où ils ne sont plus crédibles. 

J'ai adoré la multiplicité du décor, on passe de New York au Caire à Paris puis à Mexico.. et j'ai surtout adoré découvrir le Caire et un peu Mexico, villes qu'on ne trouve pas souvent dans des romans Young Adult. L'auteur a vraiment une plume merveilleuse, et offre des descriptions splendides. 

Mon dernier point noir serait qu'il n'y ai pas de plan de la pyramide de Keops, car j'ai manqué d'un support visuel pour me représenter certaines scènes. Peut être dans une réédition ? 

En conclusion, Sixtine est un roman d'un genre différent, mêlant histoire et thriller dans un Caire bouleversé et tendu où de multiples enjeux et mystères sont présents. Je dirai qu'il faut s'y connaître un minimum en Egypte antique pour apprécier pleinement ce roman, qui est merveilleusement bien écrit par une auteure française ! 

« – Faites confiance à Hollywood pour rendre glamour ce qui est sordide. Croyez-moi, on est loin du trafic à papa où quelques gentilshommes-cambrioleurs se font plaisir avec deux ou trois trésors. Le marché illégal des antiquités, dans l’économie qu’il représente et dans son mode opératoire, a la triste distinction de faire partie du même club que le trafic d’armes, de drogue et d’humains. Les biens culturels sont une monnaie d’échange qui influe sur la géopolitique internationale, entre autres en finançant le terrorisme. » 


Notes :
Ce livre n'est plus édité mais peu encore se trouver d'occasion.
Black Moon ne publiant pas la suite de Sixtine qui se compose de trois tomes, Caroline Vermalle cherche un autre éditeur et pense éditer le second tome en édition libre. A suivre ! 
Caroline Vermalle est aussi l'auteur de nombre de livres contemporains traduits dans beaucoup de langues.

jeudi 11 août 2016

Darkwind tome 2



Titre : Darkwind tome 2 : Une étincelle dans la nuit

Auteur : Sharon Cameron

Edition : Bayard
Pages : 416
Paru le : 27 Avril 2016

Ah quel plaisir de retrouver Katharine et ses compagnons ! J'ai vraiment adoré me replonger dans cet univers, retrouver les personnages et je me rend compte que tout ceci m'avait manqué. 
Que dire que dire à part que ce livre est divin ? Il est doté d'une intrigue élaborée qui se mêle avec enchantement avec l'Histoire avec un grand "H" ! En effet on suit en parallèle la guerre qui réunit France et Angleterre contre la Russie et la guerre marine qui oppose ces deux premiers pays dans une course à l'innovation militaire. Napoléon III est donc évoqué et présent naturellement et ajouté à cela on découvre des souterrains et autres endroits du Paris de l'époque qui m'étais pour ma part inconnus ! L'auteur explique même sur son blog que certains endroits existent réellement et explique tout un tas de choses dessus. 
A côté de ça les personnages m'ont une fois de plus charmée. J'ai beaucoup aimé la Katharine de Paris, entêtée, prête à tout, notamment à enfiler des pantalons, une casquette et à se couvrir de poussière afin de retrouver Lane et de démêler et révéler tous les mystères et machinations. Katharine doit en plus de ça sauver son oncle puisque certaines personnes sont prêtes à tout pour l'utiliser à leurs fins.
En parlant de Lane, il est encore et toujours dans ce tome absolument charmant et sa relation avec Katharine est pleine de tendresse, de respect et presque de pudeur dans leur sentiments, ce qui fait que lorsque sous un sentiment de fougue il y en a un des deux qui s'emporte c'est simplement drôle et touchant
Ce que j'ai aussi grandement apprécié c'est de voir que tous les personnages mûrissent et grandissent, on assiste en effet à une vraie évolution de leurs caractères due aux bouleversements de l'histoire, et je pense notamment à Oncle Tully que j'ai encore plus aimé. 
Mon seul regret est qu'il n'y pas de troisième tome.

En conclusion, ce second tome de Darkwind est tout aussi bon que le premier voir même plus. J'ai vraiment tout adoré, l'ai lu (dévoré plutôt) très rapidement et suis maintenant très triste de dire au revoir à tous ces personnages et à cette ambiance magique et envoûtante créée par l'auteure. 

"Lorsque j'ai souri, son visage s'est détendu. Comme j'aurai aimé pouvoir m'approcher, le serrer dans mes bras pour me rassurer, constater qu'il était sain et sauf. Mais seuls des circonstances de crise ou l'épuisement total conduisaient oncle Tully à accepter un quelconque témoignage d'affection. Et, de son point de vue, ni les unes ni l'autre n'étaient à l'ordre du jour."

Notes : 
Mon avis sur le premier tome de Darkwind ici.
Darkwind est une duologie, il n'y aura donc pas de suite. 
Le blog de l'auteure .

lundi 4 juillet 2016

Phobos tome 2



Titre : Phobos tome 2 : Il est trop tard pour oublier

Auteur : Victor Dixen

Edition : Robert Laffont - Collection R
Pages : 490
Paru le : 19 Novembre 2015


Je vous parle aujourd'hui du second tome de la trilogie Phobos de Victor Dixen. 
Commençons tout de suite !
On retrouve dans ce tome les principaux protagonistes du tome 1, dont bien sûr Léonor. Je ne vais pas trop en dire sur l'histoire pour ceux qui n'ont pas lu le premier tome. Toute la bande est donc en route pour Mars, et tous viennent d'apprendre le sort qui les attend là-bas. Un vote s'organise donc et ils décident finalement d'y aller tout de même. De leur point de vue, l'histoire se déroule donc sur le sol martien. Mais comme pour le premier opus, Victor Dixen mélange les points de vue et on suit donc l'histoire à travers Léonor bien sûr, mais aussi Serena, Andrew Fisher et celui de la chaîne Genesis. Ce côté la est vraiment génial, parce que le lecteur se retrouve être partout, peut observer une même action et ses répercussions sur plusieurs groupes de personnes différentes; et en même temps, il ne sait rien (ou presque). Là est vraiment le point fort de Victor Dixen dans ce livre, ajouté au côté cinématographique qui bouleverse la conception habituelle d'un roman.
A côté de cela, j'ai trouvé parfois des longueurs, quelques répétitions par rapport au premier tome, j'ai un peu eu l'impression de tourner en rond. Rien de très nouveau n'arrive, à part peut être la chute de la fin du livre qui nous laisse complètement anéantis, mais qui pour moi a quand même un peu de mal à cacher ces défauts.
Pour les personnages, j'ai vraiment adoré la relation d'Andrew et d'Harmony, c'est pour moi le gros plus du livre. Il se tisse entre eux quelques chose de spécial, on ne sait pas si ça tend vers de l'amour, de l'amitié, ou simplement un lien très fort qui les fait dépendre l'un de l'autre. 
Les autres personnages restent tel quel, sauf Alexei et Marcus qu'on découvre un peu plus, ce qui est sympa, puisque je ne me doutais (presque) pas de leur "vrai" caractère.
Mon gros point noir de ces personnages (et du roman entier en fait) est Léonor. Autant dans le premier tome je l'avais appréciée, m'étais attachée à elle etc, autant ici j'ai vraiment eu l'impression que tout tournait autour d'elle et que tout le monde trouvait ça normal. J'ai trouvé qu'elle ne pensait qu'à son petit nombril, que tous les prétendants et prétendantes ne se souciaient que d'elle et de ce qu'elle faisait, et ça m'a agacée. J'aurai vraiment voulu davantage voir les autres personnages interagir (parce que Samson et Safia n'ont parlé que de rares fois) parce qu'ils vivent quand même en communauté, et que les problèmes se partagent et les solutions se décident ensemble. Alors que là, tout était décidé par Léonor. J'ai trouvé cela vraiment dommage, ce qui nous refaisait tomber dans les modèles de littérature Young Adult où seul compte le personnage principal et sa relation avec le beau garçon du coin.  

En conclusion, Phobos 2 est un livre sympa à lire, qui se lit relativement vite et qui est addictif et qui nous laisse sur une fin abominable. J'ai aimé retrouver les personnages et suivre leur aventures, mais j'ai aussi trouvé l'intrigue redondante et le personnage de Léonor trop mit en avant. Je lirai sans doute le troisième tome. 

"12 + 2 = 14"

Notes :
Victor Dixen est aussi l'auteur d'Animale (tome 1 et 2) et de Le cas Jack Spark.
L'auteur a aussi écrit Phobos Origines, une sorte de pré quel où sont évoquées les histoires des participants (ici les garçons) avant l'émission.
La sortie du troisième tome est prévue en France pour le 15 Novembre 2016.

dimanche 3 juillet 2016

U4 Koridwen


Titre : U4 Koridwen

Auteur : Yves Grevet

Editions : Syros-Nathan
Pages : 362
Paru le : 27 Août 2015

Je viens de terminer un des tome d'U4, la célèbre série co-écrite par les auteurs français Yves Grevet, Carole Trébor, Vincent Villeminot et Florence Hinckel. J'ai pour ma part commencé par Koridwen, puisqu'on peut les lire dans l'ordre que l'on veut. 
Tout d'abord je trouve le principe de ce groupe de livre vraiment super sympa et très intéressant, ce que je découvrirai plus en détail en lisant les autres titres. Le fait que ce soit à chaque fois un point de vue d'une personne différente étoffe l'histoire, car en plus, ces personnages se connaissent et interagissement. 
Dans le roman écrit par Yves Grevet, on découvre donc le personnage de Koridwen, une jeune bretonne seule survivante de son hameau à la suite de l'épidémie foudroyante du virus U4. C'est une filles très organisée qui se débrouille très bien à survivre seule. Mais elle a reçu quelques temps auparavant un message du maître du jeu en ligne auquel elle était accro avant qu'internet ne soit coupé, qui donnait rendez-vous aux meilleurs joueurs sous la plus vieille horloge de Paris à minuit le 24 décembre. Dans ce message, Kronos, le maître de jeu, leur indiquait qu'il savait comment remonter le temps afin d'éviter la catastrophe que le virus a entraîné, mais qu'il avait besoin d'eux. Koridwen s'accroche alors à cette dernière lueur d'espoir et part pour Paris en compagnie de son cousin Max qu'elle a décidé d'emmener avec elle. 
Tout d'abord, les personnages. Koridwen est quelqu'un d'assez spécial, avec qui j'ai eu du mal quelques fois. Ce que j'ai apprécié c'est que c'est une fille débrouillarde, courageuse, têtue, pragmatique. Oui je crois que ce qui la caractérise le plus c'est l'adjectif "pragmatique". Sa relation avec son cousin est très belle et très émouvante, c'est un des seuls moments où elle montre un peu d'amour. C'est ce que je lui reproche. Elle est avec les autres quelqu'un de froid et d'un peu distant, ce qui est logique je suppose avec la mort qui règne, mais qui m'a un peu dérangé. Elle s'amuse à draguer des garçons et à passer la nuit avec eux juste parce que c'est physique et ne ressens rien après. J'ai trouvé que cette manière d'agir était brusque et déplacée.
La grand-mère de Koridwen était une guérisseuse bretonne reconnue, et lui a laissé tout un tas de livres et de recettes pour guérir ou pour tuer. Elle lui a aussi assuré que Kori avait une grande destinée, portée par les dieux celtiques. Du coup j'ai trouvé que Kori se reposait un peu trop sur le fait qu'elle était "prédestinée" à faire ceci ou cela pour justifier ses actes (surtout à la fin). 
Néanmoins l'auteur nous immerge vraiment dans la peau d'une ado qui a tout perdu, qui vit dans la violence et dans la crainte permanente, et qui alterne entre espoir et dépression
Du côté du scénario, les trois quarts du livre sont consacrés à la petite vie de Kori au milieu de ce chaos. Il ne se passe pas grand chose de spécial à part quelques petites escarmouches par-ci par-là et il me tardait de rencontrer les personnages des autres livres (que sont Jules, Stéphane et Yannis). Davantage d’interactions entre eux m'ont manqué, mais je peux comprendre que c'était déjà un sacré travail de faire coordonner les histoires. 
Malgré les petites défauts, j'ai globalement bien apprécié ma lecture, qui à été plutôt un bon page turner à partir de la moitié du livre. C'est addictif, l'auteur nous maintient sur le qui-vive à chaque instant et on redoute ce qu'il peut arriver à chaque coin de rue. L'ambiance est vraiment très réussie
Le décor de Paris saccagée est aussi intéressant, j'ai aimé redécouvrir la ville sous cet angle. 

En conclusion, U4 Koridwen est un bon roman, qui comporte pour moi quelques défauts que sont le caractère parfois spécial de Koridwen (on ne peut pas plaire à tout le monde en même temps !) et les longueurs occasionnelles ainsi que le manque d'échanges du personnages avec ceux des autres tomes. 
Cette lecture est restée néanmoins addictive et l'ambiance créé est vraiment bien décrite. Un roman (et une série de romans) post-apocalyptique d'un genre un peu différent, abordé sous un autre angle qu'il serait quand même dommage de manquer. 

"Nous progressons dans les rues désertées. Je m'attendais à rencontrer plus de passants dans une ville si grande. Les gens doivent se terrer chez eux et ne sortir que pour le ravitaillement."

Notes :
Yves Grevet est aussi l'auteur de Celle qui sentait venir l'orage.
La série comporte au total 4 tomes, à lire dans n'importe quel ordre, composée de Stéphane de Vincent Villeminot, Jules de Carole Trébor, et Yannis de Florence Hinckel.