dimanche 7 février 2016

Léviathan tome 1





Titre : Léviathan tome 1


Auteur : Scott Westerfeld et illustrateur : Keith Thompson


Edition : Pocket Jeunesse
Paru le : 16 Septembre 2010
Pages : 433

L'histoire est celle de deux jeunes gens, Alek et Deryn, qui se trouvent au cœur de la Première guerre mondiale. 
Le Léviathan est une lecture vraiment sympa. J'ai aimé plusieurs choses, plusieurs points super. 
Le livre commence comme un roman historique : l'histoire se situe au début à l'orée de la Première guerre mondiale, au moment des déclarations de guerres, puis ensuite dans la guerre elle-même. Alek est le fils de l'Archiduc François-Ferdinand d'Autriche-Hongrie assassiné avec sa femme à Sarajevo (événement qui déclenchera la guerre) et Deryn quant à elle est une jeune fille de 15 ans, écossaise, qui, après la mort de son père et avec l'aide de son frère, s'engage dans les forces aériennes britanniques sous l'apparence d'un garçon nommé Dylan de plus de 16 ans. Jusqu'ici, assez normal.

Mais assez rapidement, l'auteur apporte à l'histoire le côté steampunk qui va amener l'originalité. Il se trouve que les anglais et les français sont des darwinistes, c'est-à-dire des adeptes de la manipulation génétique en tout genre et de l'hybridation d'animaux, et qu'il sont opposés aux clankers, soit l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, qui eux ne jurent que par le métal et la mécanique. Alek est donc un clanker et Deryn une darwiniste. Cette dernière va se retrouver sur le Léviathan, sorte de grosse baleine mutée volante, pendant qu'Alek va aller se cacher en Suisse... 
On voit les scènes par les points de vue des deux personnages tout au long du livre : un chapitre ou deux vu par Deryn, un chapitre ou deux vu par Alek... 
On suit donc leurs aventures individuelles pendant la moitié du livre, ce qui nous permet de cerner leur caractère, leurs relations avec leur entourage, bref la façon dont il sont quand l'autre n'est pas là; puisque effectivement, ils sont être amenés à se rencontrer ! Le Léviathan va s'échouer près de là où se cache Alek, et nous allons alors pouvoir voir comment ils interagissent entre eux, tout aussi bien Alek et Deryn, que les clankers et les darwinistes. 
Ce que j'ai aussi apprécié, c'est le fait que l'on sache que Deryn est en réalité une fille et qu'Alek soit un prince et qu'eux ne le sache pas. C'est très intéressant. Le fait que l'histoire soit ancré dans l'Histoire avec un grand H est très appréciable, puisque même si le genre steampunk se base la dessus, c'est ici plus poussé,et ça nous paraît presque plausible, tout comme le darwinisme. Le livre est donc très bien documenté, même si au début de l'histoire il faut se remémorer les rivalités et conflits qu'il y avait. J'ai aussi apprécié la référence philosophique du Léviathan, puisque cette gigantesque baleine volante est dirigée par le capitaine Hobbes. Ironique non ? 
La fin m'a laissé en appétit, elle arrive tellement brusquement que je croyais qu'il me restait encore plusieurs pages. 
Petits points noirs de l'histoire : il y a quelques longueurs et quelques répétitions parfois, alourdissant un peu le récit. De plus, quelques descriptions ne sont pas  top, dans le sens où je n'arrivais pas à me représenter les choses, le décor. Mais c'est tout.
Enfin, je voudrais parler des dessins, puisque certaines pages de ce livres sont dédiées à l'illustration de certaines scènes. J'adore. Voila. Les dessins sont splendides et ça nous permet de mieux nous représenter la scène. Je ne suis par contre pas fan quand les visages de Deryn et Alek sont représentés, puisque nous avons tous une image d'eux dans notre tête, et il est assez dérangeant de nous en imposer une autre. 


En conclusion, le Léviathan est une lecture vraiment, vraiment sympa, qui ne présente presque que des bons cotés et vaut donc le détour, rien que pour l'univers steampunk créé par Scott Westerfeld, qui nous explique à la fin la part de vérité dans cet univers. 

"J'ai bien peur de préférer les machines, malgré tout.
-Les machines ! s'exclama Dylan. Elles ne sont bonnes à rien. Les espèces fabriquées leur sont largement supérieures. 
-Vraiment ? dit Alek. Vos scientifiques ont-ils créé une espèce capable de dépasser un train lancé à vive allure ?
-Non. Et vos clankers, ont-ils jamais fabriqué un train capable de chasser pour se nourrir, de se soigner tout seul ou encore de se reproduire
-Se reproduire ? 
Alek rit. Un instant, il se représenta une portée de wagons miniatures en train de jouer derrière une gare, ce qui l'amena à imaginer d'autres aspects du processus d'accouplement. 
-Bien sûr que non. Quelle idée répugnante !"





Notes : 
Le Léviathan est une trilogie.
Le second tome ne nomme Béhémoth et est paru en France le 15 Septembre 2011.
Le troisième tome a pour nom Goliath et est en sortit en France le 20 Septembre 2012.
Scott Westerfeld est l'auteur de la série Uglies.

vendredi 8 janvier 2016

7 secondes




Titre : 7 secondes

Auteur : Tom Easton

Edition : Lumen
Pages : 369 
Paru le : 17 Septembre 2015


7 secondes... Mila n'a que 7 secondes d'avance, un infime décalage pour s'enfuir et sauver sa vie. Ce livre est une course poursuite, du début à la fin. L'histoire se situe dans un temps inconnu, où les terres d'Europe et du reste du monde ont été ravagées par des guerres incessantes, à un point que le soleil est rouge sang dans un ciel violet dans certaines parties du globe. C'est dans ce monde post-apocalyptique que vit Mila, une orpheline de 17 ans qui jalonne l'E, le continent ravagé servant de garde manger au Premier Monde et aux Iles en particulier, en compagnie de Julian. Nous suivons le présent par les yeux de Mila qui est parvenue à pénétrer dans les Iles, et son passé de la même façon pendant son périple avec Julian. Mila n'a donc pas le droit d'être dans les Iles, de plus qu'elle porte qu'elle chose dans la tête suspecté d'être une bombe. L'auteur nous décrit et nous explique bien la manière dont fonctionne la société des Iles : chaque habitant possède un téléphone implanté dans son cerveau, lui permettant d’accéder à toutes sortes de renseignements et de diffuser non stop sa vie privée. C'est donc une société presque entièrement virtuelle où tout le monde connaît la vie de tout le monde et où il n'est pas obligatoire de travailler dans lequel Mila se voit être la cible d'un puissant homme d'affaire. 
La couverture est, je trouve, très réussie. Il y a l'heure de la vidéo et le numéro de la caméra représenté. Bien pensé. Tom Easton est vraiment bon pour nous tenir en haleine, de telle sorte que j'étais pressée de retourner au présent et à la traque plutôt que d'être plongée dans les souvenirs de Mila en flash-back. 
Ce que je pourrait reprocher à ce livre, c'est peut être que le monde dans lequel vit l'héroïne n'est pas assez bien décrit, exploité. Les dystopies sont nombreuses, et l'auteur aurait pu en profiter pour se démarquer un petit peu. J'ai aussi l'impression de connaître davantage un des personnages secondaires qui se nomme Adam que le personnage principal. Je sais pas, c'était étrange. J'ai passé environ  350 pages dans la tête de Mila, (excepté les changements de points de vu) et pourtant j'ai l'impression de ne pas la connaître. C'est vraiment dommage.
De plus, la fin du livre m'a paru assez simple. En effet, l'effet m'ayant emportée et tenue en haleine tout le long du livre est retombé d'un seul coup, tout comme le quotidien stressant et toujours en action de Mila. L'histoire aurait donc pu avoir une fin un peu plus spectaculaire et originale. 
Par ailleurs, la plume de l'auteur est vraiment agréable et élaborée. On ressent bien l'expérience que possède l'auteur. Il a su y ajouter l'ironie nécessaire pour que l'angoisse présente ne se transforme pas en malaise. Il construit une société où se sont liées des relations psychologiques complexes, mêlant pouvoir et capacité à assassiner. 

Pour conclure, Tom Easton nous entraîne donc dans un roman haletant et bien mené. Quelques points noirs sont à noter, ce qui ne gâche pas pour autant le plaisir de lire. Un roman à avoir lu je pense ! 

"- Alors, par où ? 
Penchée vers lui, elle lui décocha un regard de conspiratrice. 
- D’accord. Je vais vous le dire, murmura-t-elle. 
Adam ne put s’empêcher de se rapprocher à son tour. 
- Des cygnes géants, chuchota la jeune fille. Ce sont des cygnes violets qui m’ont amenée ici sur leurs ailes gigantesques."



Notes : 


7 secondes est un one-shot, il ne possède dont pas de suite. 

samedi 2 janvier 2016

Animale tome 2


Titre: Animale 

tome 2 : La Prophétie de la Reine des neiges

Auteur : Victor Dixen 

Edition : Gallimard Jeunesse
Pages : 432
Paru le : 20 Août 2015

Ça y est je viens de terminer le deuxième et dernier tome de la diptyque de Victor Dixen. C'était vraiment un roman puissant. Ouais. 
Nous retrouvons Blonde à travers un nouveau personnage que certain d'entre vous connaîtront peut être : Hans Andersen. Et oui, le célèbre auteur de contes du XIXe siècle. Blonde nous raconte donc son histoire par lettres qu'elle envoie à son ami Hans, qui est un jeune poète et écrivain en panne d'inspiration, victime du syndrome de la "page blanche". Nous alternons donc de pronom personnel : le point de vu de Hans à la troisième personne et le récit de Blonde à la première. Le fait que Blonde nous livre son récit par fragments ajoute à la tension instaurée par l'auteur. 
Et quelle tension... Les mots filent, les pages passent et on se dit "Non non non ça ne peut pas se passer comme cela !" Puis il suffit d'une ligne pour reprendre espoir et se demander quel rôle jouera tel personnage dans cette nouvelle ligne de l'histoire qui se dessine.
Victor Dixen clôt ici une revisite de conte fantastique, qui mêle magie des temps anciens, amour infini, animalité brute, terreur bestiale, et fascination. Blonde va devoir sauver son compagnon, et affronter nombre de difficultés.
Ne vous fiez pas à l'appellation de "Reine des neiges", ne pensez pas au film Disney avec Elsa et Anna, c'est un autre genre que vous avez là. C'est une créature venue des légendes scandinaves qui terrifie les animaux et les esprits. 
Victor Dixen nous livre ainsi un livre envoûtant, qui nous transporte dans les terres gelées du Danemark. 
La fin m'a surprise, dans le sens où je ne l'avais pas imaginée. Je m'attendais à un scénario plus classique et plus prévisible je l'avoue. Et c'est bien mieux que dans mon esprit. Je me suis dis alors que j'aurai pu la deviner, la fin, car elle paraît juste, logique. C'est ce qui fait que c'est une belle fin je pense. 
L'auteur a vraiment un travail énorme pour ce livre, en faisant parfaitement concorder l'histoire qu'il a écrite et l'Histoire avec un grand "H" dans laquelle se situe de vrai Andersen. Les passages de sa vie racontés qui sont vrais coexistent avec ceux inventés par l'auteur, qui les lient grâce à sa très belle écriture
Le seul point noir que je pourrai avancer, c'est une description parfois trop longue. En effet, trop de détails sont présents, ce qui étouffe le récit. 

En conclusion, La Prophétie de la Reine des neiges est un roman puissant, qui nous prend aux tripes et ne nous lâche plus. Victor Dixen nous livre ici encore un grand roman, dont l'histoire va me hanter encore pendant longtemps. 

"Toutes les histoires doivent se terminer, Hans, même les plus merveilleuses, même les plus effroyables. Je vous ai promis la fin de la mienne. Le moment est venu de vous la livrer."

Notes : 
La Prophétie de la Reine des neiges est le dernier tome de cette série. 
Victor Dixen est aussi l'auteur du Cas Jack Spark et Phobos.

dimanche 13 décembre 2015

Animale tome 1



Titre : Animale 

tome 1 : La Malédiction de Boucle d'Or


Auteur : Victor Dixen

Edition : Gallimard Jeunesse
Pages : 437
Paru le : 22 Août 2013

Magnifique. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit : ce livre est d'une beauté époustouflante. Victor Dixen est un auteur remarquable. Animale est donc l'histoire de Blonde, jeune fille de dix-sept ans vivant dans un couvant reclus au XIXe siècle. Ce nom lui a été donné en raison de la magnifique chevelure couleur des blés et douce comme du velours qu'elle possède. Ce livre est donc l'histoire de cette jeune fille qui se fait rattraper par son passé et son héritage. Blonde est une héroïne renversante et inoubliable qui nous emporte et nous fait tourbillonner dans un mélange de sentiments et d'animalité. Car oui ce livre est animal, terriblement bestial. La réécriture qu'en a fait l'auteur nous chavirer du conte innocent à une histoire d'amour puissante. 
L'alternance de points de vu nous permet de découvrir des aspects de l'histoire cachés à Blonde. Cette histoire, parlons-en. Elle nous transporte alternativement d'un couvent emplit d'humidité aux bois profonds des Vosges, en passant par la lande sauvage du Nord et la chaleur de Rome. Le récit vient nous chercher au plus profond de nous, là où réside notre côté encore un peu animal et nous emmène dans cette course folle. On découvre alors ce qui se cache vraiment  derrière le célèbre conte des trois ours, la terrible vérité dissimulée.
L'auteur a très bien su utiliser les sens physiques, comme l'odorat ou l'ouïe, ce qui a apporté un sentiment de réalité au roman. De plus, Victor Dixen a vraiment un don pour manier les mots, c'est avéré. Les personnages sont tous bien construits, plus psychologiquement que physiquement : l'auteur nous laisse la possibilité d'imaginer l'individu comme bon nous semble, il décrit des formes, des allures, des ombres. Même Blonde est décrite surtout avec le sens du toucher, comme le velours épais de ses boucles blondes. 

En conclusion, le premier tome d'Animale est vraiment une réussite. On ne s’ennuie pas une seule seconde. Les personnages et l'histoire nous transporte dans leur monde, où se mêle animalité et amour d'une grande force, cette force qui dépasse les préjugés et la barrière physique. Victor Dixen sait s'y prendre pour nous faire voir des paysages à couper le souffle. 
Un roman formidable. 

"La jeune fille saisit une mèche dépassant de son chignon, pareille au marin d'un navire en détresse qui s'agrippe à un cordage pour tenter d'échapper au naufrage." 

Notes : 
Animale possède un deuxième tome intitulé La Prophétie de la Reine des neiges paru chez Gallimard jeunesse le 20 Août 2015.
Victor Dixen est aussi l'auteur de la diptyque Phobos.

dimanche 22 novembre 2015

June tome 3




Titre : June

tome 3 : L'invisible

Auteur : Manon Fargetton

Editeur : Rageot
Pages : 350
Paru le : 1er Octobre 2014

Je déteste aussi cette couverture. Aaaarg.
Mis à part cela, cet ultime tome est vraiment à la hauteur. Ouais. L'auteur a vraiment poussé jusqu'au bout le concept, et j'ai l'impression qu'elle n'aurait rien pu faire d'autre sans que se soit vraiment too much
J'ai vraiment adoré. Tout. La relation qui se développe entre June et Nathanaël, la suite du parcours de notre héroïne, les surprises et péripéties et enfin le dénouement. Je ne m'attendait pas du tout à certaines choses. 
Locki et Héloïse sont devenus spéciaux, et l'auteur a très bien fait ressentir leur aspect bestial. L'aspect du monde que June découvre est vraiment intéressant, poétique, voir philosophique. Il faut que l'harmonie et le chaos se compensent, sinon le monde ne sera pas stable et vivable pour les Hommes. June comprend cela et va tout faire pour y parvenir. Elle rencontre de nouvelles personnes, découvre de nouvelles facettes du monde et en montre la beauté. Les règles sont bouleversées, les préjugés renversés et la liberté délivrée. C'est un livre fantastique, plein de beauté. 
L'alternance de points de vue continue de me plaire, nous entraînant dans plusieurs lieux importants. Nous n'oublions donc pas les personnages des tomes précédents : c'est comme s'ils nous disaient "Oui, nous vivons encore et faisons toujours partis de l'histoire". J'ai ici très bien pu me représenter les différents décors. Je crois donc que je n'ai rien à redire. 

Pour conclure, L'invisible est une beauté, qui montre très bien le talent de l'auteur à manier les mots. C'est juste fabuleux. Ce monde onirique me manquera.

June tome 1



Titre : June 

tome 1: Le Souffle 

Auteur : Manon Fargetton

Editeur : Rageot 
Pages : 352
Paru le : 13 janvier 2012 dans une autre maison d'édition puis le 25 juin 2014 chez Rageot 

Alors je vais être franche : j'ai lu ce livre il y a trop longtemps pour faire un article digne de ce nom. Mais je vais tout de même concocter un petit quelque chose, fait de bric et broc. 
Voici donc la quatrième de couverture : 
"Orpheline de 16 ans, June vit avec son jeune frère Locki dans une maison close à La Ville. Elle s’enfuit et trouve refuge dans un arbre qui la mène au peuple des Sylphes, monde invisible où chaos et harmonie s’opposent à travers des Sources d’énergie. Là elle apprend qu’elle est l’héritière des Sylphes et qu’elle doit apprivoiser son pouvoir, le Souffle… Mais peut-elle vraiment renoncer à l’univers qu’elle a quitté et à ceux qu’elle aimait ?" 
Ce premier tome est donc celui où débute le voyage de June et de son frère. On découvre cette jeune fille obligée de fuir avec son frère, au caractère puissant qui ne va aller qu'en s'affirmant. Ils vont découvrir ensemble des lieux, des personnages et le monde de l'invisible tout au long de ce tome. June va apprendre à manier le Souffle, pour pouvoir accomplir la mission qu'on lui a confier : réactiver les Sources. Elle va pour cela être un peu aidée par ses compagnons rencontrés en chemin mais va surtout devoir se débrouiller toute seule. June est très maligne et intelligente. Locki la complète d'une certaine manière par son caractère sombre et calme. 
La plume de Manon Fargetton nous entraîne dans les contrées de son imagination, par le biais de phrases construites et poétiques. 
Un début de série prometteur est très agréable ! A lire absolument ! 

"- Tu peux partir, June, tu peux refuser d'apprendre à te servir du Souffle. Mais c'est ton héritage. Cela te rattrapera toujours. 
- Mon héritage ? Et si je n'en veux pas, moi, de cet héritage ? Il y a encore quelques mois, ma vie était simple. Mais depuis que j'ai découvert ce pouvoir qui pulse en moi, tout a basculé. On me dit que je suis la dernière héritière des Sylphes, et que je suis la seule à pouvoir rétablir l'harmonie dans le monde. 

Une quête dangereuse m'attend, vers des terres dont je n'ai jamais soupçonné l'existence..."



Notes : 
June est une trilogie.
Les deux autres tomes sont disponibles en France sous le nom de Le Choix et L'invisible.

June tome 2



Titre : June 

tome 2 : Le Choix

Auteur : Manon Fargetton

Editeur: Rageot
Pages : 348 (poche)
Paru le : 18 Octobre 2012 dans une autre maison d'édition puis le 25 juin 2014 chez Rageot

Je déteste cette couverture. Je devais commencer par ça. Arg.
A part cela, Le Choix est une lecture très riche et divertissante.
Manon Fargetton possède une écriture très poétique, presque musicale. Les sens sont très utilisés par le fait que June manipule les flux d'air. Le domaine olfactif est aussi très présent, renforçant notre imprégnation de l'histoire. L'auteur écrit merveilleusement bien... C'est vraiment dommage qu'elle ne soit pas plus connue et qu'elle n'ai pas écrit plus de livres. Elle mériterai beaucoup, beaucoup plus. Les mots sont tellement bien liés qu'ils arrivent à former des ruisseaux, parfois doux et parfois agités. Magnifique.
Je trouve que ce livre est davantage young adult que jeunesse comme on pourrai le penser au début de la série (et à cause des couvertures...). L'auteur déroule la suite d'une intrigue complexe dans ce tome, et on sent qu'elle a un cheminement bien précis qu'elle veut nous faire prendre, nous laissant quelques parts d'ombres par-ci par-là pour qu'on ai le plaisir d'essayer de deviner certaines choses. June et ses compagnons se sont embarqués dans un périple ayant un but noble et beau, mais doivent affronter nombre d'épreuves et de surprises pour y parvenir... 
En revanche, la description des lieux était parfois trop floue et vague pour que je parvienne à me les représenter (par exemple à la fin du livre quand ils se trouvent sous terre). J'ai par contre très apprécié l'alternance de points de vue entre Nathanaël, le Veilleur, June, mais aussi Locki, dont l'esprit est très....intéressant.
J'ai hâte de découvrir la conclusion de cette trilogie et découvrir si mes hypothèses et suppositions vont se réaliser.

Pour conclure, ce deuxième tome de la série nous entraîne un peu plus loin dans la quête des personnages et nous fait découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles têtes, ce qui est très agréable. J'ai pris plaisir à retrouver la sublime écriture de Manon Fargetton qui nous entraîne dans son monde, par ses phrases poétiques et travaillées, qui le sont parfois peut être trop pour parvenir à s'imaginer les lieux.

"J'ai soudain cette impression étrange et rassurante, comme une nuit d'enfance, en plein milieu de l'été, une nuit perchée à l'oreille d'un arbre, à écouter le battement du monde en percevant son propre cœur battre à l'unisson des autres. Cette sensation puissante d'exister entièrement."


Notes :
June est une trilogie.
Son troisième et ultime tome se nomme L'invisible et est disponible en France.